[CRITIQUE] Walkyrie

Publié le: fév 06 2009 par Zhykos
Pour la dixième soirée Ciné-Histoire, le Kinorama, avec Gaumont ont décidé de nous projeter le film Walkyrie. A la suite du film, un critique de cinéma Jean-Marc Vigouroux épaulé par un professeur d’histoire Thierry Piel (Maître de conférence à l’université de Nantes) viennent nous expliquer plus en détails les événements relatifs racontés dans Walkyrie.

Avant la séance M. Vigouroux nous a prévenu :

Ce n’est pas un film de guerre avec tous ses codes, etc. C’est un film d’histoire, ne vous attendez pas à que cela pète dans tous les sens. Le but ici est de montrer le côté oppressant de la résistance allemande qui va malheureusement se louper. De plus c’est un film hollywoodien, il a donc fallut avoir un héros connu qui est Tom Cruise.

Ce ne sont pas très exactement ses mots mais cela nous permet de cerner directement le film : peu d’actions mais l’histoire sera concentrée sur la résistance qui va tout faire pour réussir leur opération : tuer Hitler.

Nous débutons donc le film sur un serment : celui que chaque soldat allemand doit réciter afin de prêter allégeance à Hitler. Ce serment empêche donc tout soldat de se retourner contre « son maître » et c’est ça qui empêche, en partie, qu’il n’y ait pas plus de résistants. Ensuite l’histoire va se focaliser sur le personnage incarné par Tom Cruise : le Colonel Claus von Stauffenberg. Cette personne, officier d’état major en Afrique, commence à en avoir marre de son Führer car il ternit l’image de son pays : l’Allemagne. Cependant les alliés attaquent l’endroit où se trouvait le colonel et il est gravement blessé : un main de perdue, 2 doigts sur l’autre et son œil droit. Il est donc rapatrié à Berlin. C’est à ce moment où il est recruté par des personnes ayant les mêmes idées, dont certains qui ont déjà tentés des attentats envers Hitler.

La grande majorité de ces résistants font partie de l’état major de l’armée, ils sont bien placés pour voir ce qu’il se passe réellement et pour agir de l’intérieur. Ensemble ils montent donc l’opération Walkyrie, une opération qui a pour but de mobiliser des réservistes afin de boucler les institutions gouvernementales, les villes en cas de soulèvement contre Hilter. Cette opération n’a pas en fait été créée par eux mais ils vont l’utiliser pour mener à bien leur but : tuer Hitler et prendre le pouvoir, le tout en éliminant la menace nazie comme les S.S. Je vous laisse aller voir le film afin de voir tous les détails car c’est vraiment un plan réglé aux petits oignons. On suit donc la résistance monter peu à peu cette trahison, régler chaque détail pour réussir.

Cependant comme tout le monde le sait, l’attentat du 20 juillet 1944 est un terrible échec : la bombe posée par le Colonel Stauffenberg a belle et bien explosée mais Hitler s’en sort indemne. Mais il ne le sait pas, l’opération Walkyrie est lancée. La phase une étant réussie (c’est ce qu’il pense), il reste à lancer la phase 2 : le contrôle de Berlin. Mais le General Friedrich Olbricht, un poil pétochard, refuse de la lancer. C’est donc un colonel (j’ai zappé son nom) qui la lance à sa place mais avec 3 heures de retard ! Tout commence normalement, les S.S. sont arrêtés, la ville est bouclée (de même pour Vienne, Paris, Prague) jusqu’au moment où le commandant des forces réservistes Major Otto Ernst Remer, qui allait arrêter le ministre Goebbels, apprend que Hitler est vivant. C’est à ce moment que tout change : les résistants se font tous arrêter et exécuter sur le champ, ce dont Hitler ne voulait pas. La fin se résume donc à des exécutions, pendaisons et faux jugements.

La conférence

Celle-ci fut très intéressante et dura presque 1 heure 30 ! Nous avons appris beaucoup de choses à propos de cette histoire de trahison et tout ce qui a amené à l’échec des résistants. M. Piel (à gauche sur la photo) nous a aussi dit que certaines choses dans le film sont fausses ! Par exemple lorsque le colonel Stauffenberg va chez Hitler lui faire signer des papiers au sujet de Walkyrie, cela est faux. En réalité il y était pour réaliser un attentat qu’il loupa. On apprend aussi que Hitler était vraiment un homme totalement imprévu, il ne tenait pas en place et c’est une caractéristique qui en faisait une cible très difficile à atteindre.

Un autre exemple significatif est l’attentat du 20 juillet. Celui-ci aurait réussi si une suite de choses non prévues n’étaient pas intervenues : au départ une réunion devait avoir lieu dans un bunker mais elle eut lieu dans une cabane à cause de la chaleur (explosion moins importante donc). De plus Mussolini devait arriver bientôt donc la réunion devait se faire rapidement. C’est comme si Hitler avait une bonne étoile. De nombreuses tentatives ont été faites mais aucune ne s’est soldée par la mort du dictateur : ce sont des successions de malchances.

Voici une courte vidéo de la conférence. Désolé pour le tremblement et la qualité car j’étais au fond de la salle.

  1. ZhykosJ’ai vraiment aimé ce film mais surtout la conférence qui s’est déroulée après. Ne vous attendez pas à voir des tirs dans tous les sens car ce n’est pas le cas. Le but du film était de nous montrer des personnes tentant ce qu’ils peuvent pour rendre à l’Allemagne son image. Ils veulent que le monde ne se souvienne pas d’une Allemagne hitlérienne. Pour cela ils font tous des sacrifices et cela nous touche beaucoup. A la fin ils se font fusiller ou pendre comme des merdes et ça nous montre comment était le régime à cette époque. Un film d’histoire à voir si vous aimez le genre. Il n’obtient pas la note suprême car ici encore c’est un film hollywoodien mais surtout du fait que Thierry Piel nous a dit que certaines parties étaient fausses et cela fait que le charme n’opère plus tant que ça. Note : 8 / 10

Note : 8 / 10.

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2 Commentaires to “[CRITIQUE] Walkyrie”

  1. TardisGirl dit :

    Je voulais le voir ce film, mais je n’ai pas eu le temps… Chouette d’avoir une conférence après !! Du coup, je vais attendre le DvD.

  2. Zhykos dit :

    Il n’est plus en salle ?

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